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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 10:39

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Véritable succès à Broadway et à Londres, la comédie musicale inspirée du film avec Reese Witherspoone débarque dans une adaptation française qui compense son manque de moyens par une énergie débordante. Lors de ma première visite à New-York, j'avais en tant que grand amateur de comédie musicale, assouvi ma passion en allant applaudir cinq spectacles. Parmi ceux-là, Legally Blonde, adapté du film avec un casting plein d'énergie, des décors impressionnants et des chansons à la fois drôles et entraînantes. J'étais conquis si bien que j'ai revu le show lors de son arrivée à Londres avec autant de plaisir. Alors quand l'annonce d'une version française m'est parvenue, j'étais entre la joie et l'appréhension. J'avais encore le souvenir les portages trop amateurs de Hairspray ou de Shrek: Le Musical.

 

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Après la première de La Revanche d'une Blonde: Le Musical, qui s'est tenu le 17 mai dernier au Palace à Paris, la première impression est plutôt mitigée. Les problèmes techniques, notamment au niveau sonore, qui ont entaché le spectacle si bien que la première scène a du être reprise depuis le début. Les décors sont à des lieux de Broadway: la résidence des Delta Nu se résume ici à quatre portes, les mécanismes mettent un temps fou à descendre les accessoires qui font dans l'ensemble vraiment cheap. Le côté impressionnant est résolument absent de cette version mais le manque de moyen est rattrapé par l'énergie débordante du casting et de l'adaptation des textes plutôt convaincante. 

 

 

Elle Woods, la blonde du titre est interprétée par Aurore Delpace, un physique de déesse grecque qui assure le show (qui repose à 90% sur ses épaules) avec endurance et talent. Face à elle, Julien Salvia fait un Emmett attachant et charismatique (plus que le Warner qui cabotine sans classe) et délivre quelques performances vocales qui valent le détour. On retiendra surtout Lina Lamara, petit bout de femme plein d'énergie qui incarne la coiffeuse et confidente Paulette avec un dosage précis d'humour et d'émotions. Loin d'être aussi époustouflant qu'à Broadway, La Revanche d'une Blonde vous fera passer un agréable moment de comédie musicale grâce à une troupe pleine d'entrain et à la bonne humeur contagieuse.


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Actuellement au théâtre Le Palace

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:28

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Depuis l'automne dernier, le théâtre Mogador à Paris accueille la troupe de Mamma Mia qui s'y joue en version française et rencontre un énorme succès public et critique. La société Stage Entertainment s'est fait la spécialité d'importer les hits de Broadway et du West End dans la capitale française, c'est à eux qu'on devait déjà Cabaret aux Folies Bergères et Le Roi Lion. La recette n'a pas changée avec ce célèbre blockbuster du théâtre musical: l'histoire, la mise en scène et les costumes sont identiques aux spectacles du monde entier. La différence réside dans l'adaptation des textes en français, assurée par Stéphane Laporte, et même les tubes interplanétaires d'Abba y passent.

 

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C'était l'argument majeur qui ne me donnait pas envie d'aller applaudir cette version française. Certes, il est frustrant de ne pas pouvoir chanter en chœur les chansons qu'on connaît par cœur (Dancing Queen, Gimme Gimme et autres Winner Takes It All), mais il faut avouer que l'énergie et le talent déployés par le casting parvient à effacer cet inconvénient d'anglophiles passionnés. Que ce soit Claire Guyot (la voix d'Ariel la Petite Sirène, c'était la parenthèse nostalgie) ou Claire Delmas, le rôle de Donna est assuré avec brio et le reste de la distribution n'a pas à rougir non plus (à part peut-être le rôle de la fille, mollassonne par moment).

 

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Au final, on ne peut pas bouder l'initiative de Stage Entertainment d'offrir au public français des véritables spectacles à la Broadway avec un vrai orchestre en live, une troupe qui joue, chante et danse, une vraie mise en scène et des chorégraphies professionnelles. Bref, loin de toutes les soupes fades et embarrassantes que nous refourguent les Kamel Ouali et consorts. Alors, courrez-y, vous passerez une très bonne soirée dans ce mariage plein d'énergie. Et oui, ils chantent mieux que Pierce Brosnan dans le film. 

 

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Actuellement au théâtre Mogador à Paris

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 00:01

Adapter un succès cinématographique en comédie musicale est toujours une tâche difficile qui peut donner d’excellentes surprises (Legally Blonde) tout comme des déceptions (The Little Mermaid). Sister Act fait heureusement partie de la première catégorie et il n’est pas difficile de savoir pourquoi. Produit par Whoopi Goldberg, qui incarnait l’héroïne des films cultes des années 90, le musical est un concentré de bonne humeur, de mélodies entraînantes et de grand spectacle made in Broadway. Le spectateur ne sera pas perdu puisque la trame du spectacle suit celle du premier film dans les grandes lignes. Après avoir été témoin d’une scène de crime, la chanteuse de cabaret Deloris Von Cartier, est contrainte de se cacher dans un couvent de Philadelphie en attendant de témoigner contre son ex petit ami. Là, elle fera la connaissance d’une bande de nonnes attachantes et montera une chorale détonante qui sauvera l’établissement de la fermeture. Le travail d’adaptation est de très bonne facture et des personnages ont bénéficié d’un développement plus étoffé (Sœur Mary Robert par exemple).


Certains seront peut-être déçus de ne pas retrouver les chansons du film sur scène mais tourneront bien vite la page dès les premières notes des compositions originales irrésistibles d’Alan Menken, le compositeurs des plus belles chansons des classiques Disney des années 90 (La Belle & la Bête, Aladdin, La Petite Sirène…). "Raise Your Voice", "Take Me to Heaven", "Fabulous Baby" ou encore "Sunday Morning Fever" (qui rappelle Abba par moments) réservent des numéros diablement entraînants, aux couleurs disco et gospels. Comment s’empêcher de taper du pied et ne pas avoir envie de se lever lors du dernier numéro du premier acte ? Les paroles de Glenn Slater sont drôles et savent aussi toucher juste émotionnellement parlant ("The Life I Never Led"). Le casting est excellent et déborde d’énergie, à commencer par Patina Miller qui reprend le flambeau de Whoopi Goldberg dans le rôle titre. Même si son jeu manque encore un peu de naturel, elle délivre des performances vocales à tomber par terre à chaque fois qu’elle ouvre la bouche et ferait passer les plus grandes divas pour des chanteuses d’opérettes. Elle possède également un charisme et un charme indéniable. Une Deloris résolument plus sexy. J’ai hâte de voir la carrière qu’elle aura après Sister Act, prometteuse dans tous les cas. Les seconds rôles ne sont pas en reste avec notamment la fabuleuse Sheila Hancock dans le rôle de la mère supérieure, Katie Rowley Jones incarne la timide Sœur Mary Robert qui cache une voix extraordinaire aussi. N’oublions pas l’excellente Julia Sutton qui interprète la doyenne mais aussi la plus drôle des nonnes du couvent, et le jeune Ako Mitchell dans le rôle de l’agent Eddy. Ajoutez à cela des décors d’excellente facture et une mise en scène ingénieuse et vous obtenez le musical le plus électrisant depuis Hairspray. Si vous passez par Londres ces temps-ci, faites un détour par le Palladium Theatre pour un show d’enfer qui donne furieusement envie d’aller à la messe. Fabulous indeed !

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 11:54

Aujourd’hui, retour sur l’un des musicals les plus célèbres de Broadway et du West End, j’ai nommé Chicago. Ecrit dans les années 1970 par John Kander et Fred Ebb (les mêmes auteurs que Cabaret) et magistralement chorégraphié par le légendaire Bob Fosse, le musical se pose en classique parmi les classiques. Plus encore, depuis que l’adaptation cinématographique avec Renée Zelwegger et Catherine Zeta-Jones ait fait un carton au box-office en 2002. Mais pour tout ceux qui comptent découvrir le spectacle après avoir visionné le film, il est important de préciser que ce sont deux expériences totalement différentes. Si le film a réussi à élargir l’univers de l’histoire et développer l’intrigue et les personnages avec des décors riches en détails, rien ne remplacera le fait de découvrir le show en live, même si la mise en scène épurée peut rebuter les non-initiés (l’orchestre est au centre de la scène et fait office de décor la plupart du temps). L’histoire est assez simple : Dans le Chicago des années 30, Roxie Hart tue son amant et est envoyée en prison dans laquelle elle rencontre son idole Velma Kelly, une chanteuse de cabaret qui a assassiné sa sœur et son mari après les avoir surpris au lit. Une mésaventure qui n’arrêtera pas ses rêves de célébrité grâce au séduisant avocat Billy Flynn.


Même si la pièce a été écrite en 1975, les thèmes abordés sont résolument d’actualité : la poursuite de la gloire, la satire des médias, les limites du rêve américain passent à la moulinette de l’humour noir et des répliques assassines du show. Les chansons jazzy sont prenantes dès la première écoute, et associées aux chorégraphies sensuelles et diablement efficaces de Bob Fosse, c’est un mélange détonnant. Les numéros du Cell Block Tango, All That Jazz ou encore I Can’t Do It Alone sont des incontournables du genre. J’ai vu le spectacle deux fois à Londres et une fois à Paris en 2004, et à chaque fois le cast débordait d’énergie, ainsi que l’orchestre omniprésent. Côté mise en scène, elle est très épurée mais offre des images magnifiques, grâce notamment aux jeux entres la lumière et les ombres qui subliment les mouvements de danse de Fosse. La pièce se joue depuis 12 ans à Londres maintenant et est devenu un must-see des musicals du West End, au même titre que The Phantom of the Opera. Chaudement recommandé !

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 22:00

Malgré le succès des films, s’il y avait bien un endroit où l’on attendait pas voir débarquer l’homme araignée c’est bien sur les planches d’une comédie musicale de Broadway. Et pourtant, dès janvier 2010, les spectateurs pourront aller applaudir Spider-man : Turn Off the Dark au Hilton Theatre à New York. Vous êtes dubitatifs ? Je peux le comprendre et je l’ai été moi aussi à l’annonce du projet, mais attendez de voir l’équipe créative qui a été réunie pour mener le spectacle à bien et l’incrédulité laissera place à l’impatience. Sur la chaise du metteur en scène, on retrouve Julie Taymor, à qui l’on doit déjà la formidable adaptation du Roi Lion à Broadway et dans les théâtres du monde entier. Elle a également mené une carrière de cinéaste en réalisant Frida (avec Salma Hayeck) et le récent Across The Universe, inutile donc de préciser que c’est une pointure dans le milieu. A la musique, Bono et The Edge du groupe U2 signent la partition et les chansons qui promettent d’être rock’n roll. L’une des chansons révélées à la presse, « Rise Above », a d'ailleurs été comparée aux meilleures mélodies de Rent.


Côté casting, on ne sait toujours pas qui incarnera Peter Parker/Spider-Man, même si les rumeurs parlent de Jim Sturgess, le héros d’Across the Universe (et de Las Vegas 21). Evan Rachel Wood, vue aussi dans le film de Julie Taymor ainsi que dans le dernier Woody Allen Whatever Works, a quand elle été confirmée dans le rôle de Mary Jane. Julie Taymor ne tarît d’ailleurs pas d’éloges sur la voix lyrique de sa protégée. Enfin, Alan Cumming, un acteur que l’on a vu dans X-Men 2 et Goldeneye, sera l’un des ennemies jurés du héros : Le Green Goblin. Ce comédien écossais n’est pas un novice dans le milieu musical puisqu’il avait tenu le rôle de Emcee dans le revival de Cabaret mis en scène par Sam Mendes en 1998, ce qui lui avait valu un Tony Award. Pour en revenir au show, les décors représentant les hauts lieux de New York promettent d’être impressionnants. Le Chrysler Building, le pont de Brooklyn et la rédaction du Daily Bugle font partie des décors récurrents et leurs perspectives seront calquées sur le point de vue de Spider-man. « Le spectacle ne ressemblera pas du tout aux films de Sam Raimi », a déclaré Julie Taymor, « je me suis inspiré des premiers comic books pour créer l’univers du musical». Le metteur en scène prévient également les habitués de Broadway que Spider-man ne sera pas une comédie musicale typique et décrit son bébé comme un «cirque rock’n roll dramatique ». De la part de la femme qui a redonné un coup de fouet en 1997 avec The Lion King, on ne peut que s’attendre à l’inattendu et l'impatience se fait en effet ressentir.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 01:00

Découvert l’an dernier à Broadway, Spring Awakening fait sûrement partie des musicals les plus déroutants que j’ai pu voir. Adapté d’une pièce de théâtre du 19ème siècle racontant l’éveil sexuel d’un groupe d’adolescents allemands, Spring Awakening propose un spectacle inégal qui réserve pourtant de très agréables surprises. Le premier point noir à soulever serait la construction un peu plate du scénario, le premier acte semble à ce titre interminable tant il manque de relief. Toutefois, les personnages sont attachants, même si ils ne paraissent pas, au premier abord, foncièrement sympathiques. Les bonnes idées sont également au rendez-vous, comme par exemple de faire chanter du rock aux élèves avec un micro à la main, qu’ils cachent dans leurs poches en dehors des numéros chantés. Ce qui donne une impression de pause dans le temps à chaque chanson, où toutes les émotions du personnage peuvent jaillir. A ce titre, la chanson « Totally F***ed » est un défouloir particulièrement efficace. Le reste du répertoire est assez inégal, passant du vif et survolté ("The Bitch of Living") au rébarbatif ("Mama who Bore Me") en passant par le carrément sublime ("The Song of Purple Summer").


Abordant des thèmes peu communs pour la scène de Broadway, le musical présente des scènes déconcertantes (masturbation, ébats amoureux) et le casting n’hésite pas à se déshabiller pour les besoins du rôle (non, il n’y avait pas de jumelles dans la salle bande de pervers !). La mise en scène est très simple, le décor ne change jamais et les comédiens restent assis sur la scène durant tout le spectacle. Tandis que les rôles adultes sont interprétés par les deux mêmes comédiens (un homme et une femme). Des choix audacieux qui surprendront sûrement, en bien ou en mal, certains spectateurs. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le spectacle dans l’ensemble, pour l’énergie débordante du casting, pour les chansons entraînantes et survoltées, pour l’atmosphère mélancolique et dramatique et pour l’originalité et l’audace de l’entreprise. Imparfait, mais vivement recommandé.


Pour info: Une adaptation française de Spring Awakening est actuellement en développement. Rendez-vous sur le MySpace officiel pour plus d'infos.
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:52

Juste pour le plaisir des oreilles et parce qu'il y a tout juste 13 ans, RENT débarquait au Nederlander Theatre après un début fracassant en off-Broadway, voici une interprétation de One Song Glory par Adam Pascal, dans un arrangement acoustique très efficace et beau. Enjoy !
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 15:52

Le 7 mai prochain, Sister Act : A Divine Musical Comedy investira le théâtre du London Paladium à Londres. Produit par Whoopi Goldberg, le musical reprendra la trame des films avec des nouvelles chansons composées par Alan Menken (La Belle & la Bête, Aladdin, La Petite Boutique des Horreurs) et Glenn Slater. Chaque nouveau projet de Menken étant un événement pour moi. Pour reprendre le rôle de Deloris Van Cartier qui avait rendu Whoopi Goldberg mondialement célèbre, les créateurs du spectacle ont jeté leur dévolu sur Pattina Miller. Une chanteuse américaine spécialisée dans le gospel, le blues et le swing. Un profil idéal pour Sister Act. Elle s'était fait remarqué en 2008 dans une production du célèbre musical Hair, dans lequel elle jouait le rôle de Dionne.

De gauche à droite: Whoopi Goldberg & Pattina Miller - En pleine répétitions - Alan Menken donne de la voix durant les répétitions à Londres.

Depuis des semaines, les répétitions sont intenses pour offrir au public le meilleur spectacle possible. Whoopi Goldberg est même venue leur prodiguer de précieux conseils et passer officiellement le flambeau à Pattina Miller. Cette semaine, le site officiel du spectacle offre deux chansons du musical en téléchargement gratuit, « Raise Your Voice » et « Take To Heaven ». Deux titres qui reflètent déjà l’atmosphère que l’on retrouvera sur les planches, festive et très swing, et qui démontrent les talents de Pattina Miller dont la voix puissante et élégante fait mouche. Sister Act : A Divine Musical Comedy figure d’ores et déjà dans ma liste des musicals à voir en 2009. Un petit week-end à Londres cet été ou à la rentrée s’impose.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 19:00
De gauche à droite: Le logo du spectacle - Vincent Niclot (Edward français) et François Babin (Edward québécois), lequel vous préférez ?

C’est la nouvelle du jour : La société de Gérard Presgurvic vient d’acquérir les droits d’adaptation théâtrale de la saga littéraire de Stéphanie Meyer, Twilight, en vue d’en produire une comédie musicale. Le producteur de Roméo & Juliette et Autant en Emporte le Vent compte lancer le spectacle en septembre 2010 au Palais des Congrès à Paris, mais également à l’Olympia de Montréal au Québec. Le livret sera écrit par Stéphane Laporte et Luc Rigoureau, qui a déjà adapté la saga en français.

Côté musique, la production la décrit déjà comme un opéra rock et l’atmosphère sera  « gothique et romantique ». Le rôle d’Edward sera tenu par Vincent Niclot (qui avait joué Rhett Butler dans Autant en Emporte le Vent) pour la version française, et par François Babin (ex candidat de la Star Académie) au Québec. Pour trouver qui interprètera Bella, un grand casting sera lancé dans les deux pays, qui sera relayé par une émission de télé-réalité qui suivra le parcours des candidates, du casting à la première du spectacle en passant par les répétitions. La diffusion de l'émission a été confirmée pour le marché québécois mais pas encore pour la France. W9 et NRJ12 seraient en négociations. Pour vous inscrire au casting, rendez-vous sur le site officiel qui sera lancé demain : cliquez ici
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 00:03
Après des semaines d'attente, j'ai enfin reçu la semaine dernière, le DVD de RENT Filmed Live On Broadway. Comme son titre l’indique, c’est une représentation de la comédie musicale RENT capturée en vidéo. Mais pas n’importe laquelle, c’était la dernière représentation avant que le spectacle ne baisse le rideau pour de bon au Nederlander Theatre le 7 septembre dernier. J’attendais ce DVD avec impatience pour me replonger dans l’univers de crée par Jonathan Larson, revoir la mise en scène ingénieuse, l’ultime cast se donner à fond et réentendre les chansons toujours aussi poignantes et être ému comme je l’ai été à New York.

Les images du DVD sont très belles, bien filmées, elles permettent de voir des détails qui nous auraient échappés en live. A l'instar de la scène très riche de Christmas Bells. Les gros plans sont appréciables et permettent de saisir au mieux les émotions et le jeu des comédiens, ce qui n’est pas des plus aisé lorsqu’on est assis dans la salle. L’ensemble restitue bien l’atmosphère du show mais ne vaudra jamais l’expérience de le vivre en live évidemment. Néanmoins, la captation est de très bonne qualité et souligne bien les points forts de l’œuvre. Les performances mises en boîte sont d’excellente facture et dont certaines se détachent : One Song Glory chanté par Will Chase est d’une rare intensité, La Vie Bohème est tout aussi déjantée que sur scène grâce à l’énergie de la troupe et d’Adam Kantor dans le rôle de Mark, Renee Elise Goldsberry fait une Mimi parfaite etc…

Des photos du tournage: Adam Kantor (Mark) sur la table pendant "La Vie Bohème" - Justin Johnson & Michael McElroy (Angel & Collins) chantant "I'll Cover You" - Renee Elise Goldsberry devant la caméra pendant "Without You"

L’immersion est poussée jusqu’au bout avec les dix minutes d’entracte qui sont bel et bien présentées sur le DVD (on voit en fait la scène et les techniciens s’afférer à préparer le second acte). Enfin, à la fin du spectacle, on a droit à une reprise de Seasons of Love avec les membres du casting original (manquent à l’appel Idina Menzel, Taye Diggs, Adam Pascal…), riche en émotions et larmes. Dans la catégorie des bonus, on retrouve quelques reportages courts mais bien ficelés. Final Days on Broadway suit les comédiens et l’équipe de Rent dans les derniers jours du spectacle. On se rend compte à quel point le show a pu touché les gens, très émouvant. Deux sujets sur le mur du théâtre recouvert de mots et de graffitis des fans et des spectateurs, ainsi que sur la dernière loterie qui permettait au public d’acquérir des places à 20 dollars via un tirage au sort. On regrettera qu’ils n’aient pas inclus des images du show de l’original cast en bonus, ça aurait été vraiment complet. Bref, pour les amateurs de comédie musicale, c’est un achat obligatoire, encore plus si vous êtes un(e) Renthead. Bien sûr, ça ne remplacera jamais le fait de le voir en vrai, dans la salle, mais ça reste un excellent moyen d’avoir sa dose de Rent chez soi, à n'importe quel moment.

Le DVD (zone 1: recquiert un lecteur compatible) est disponible sur Amazon.com et DvdPacific.com (je vous recommande le deuxième très efficace et peu onéreux même avec les frais de port).
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