Dimanche 27 septembre 2009
Deux semaines écoulées déjà depuis mon départ de Paris et deux semaines que j'habite maintenant aux Commons. Il s'agit d'un complexe de résidences pour les employés internationaux de Disney
World, située à Orlando. On y trouve tout un tas de résidences donc, mais aussi un bâtiment administratif à l'entrée, une piscine dans laquelle on peut se baigner jusqu'à 1h du matin ou alors s'y
dorer la pillule avant d'aller bosser, une salle de gym que je testerai bientôt, des terrains de basket etc... Les appartements sont sympathiques, spacieux et pour ma part je suis bien tombé
puisque je le partage avec un seul colocataire. C'est bien évidemment climatisé, ce qui n'est pas du luxe avec la température et surtout l'humidité dehors. Tout une faune peuple également les
Commons: lézards, grenouilles, gros insectes dégueulasses, serpents et même des ratons-laveurs qui aiment fouiller les poubelles à la recherche de ripailles. Tous les soirs, ou presque, il y a
une soirée d'organiser. Lundi dernier, les français rencontraient les italiennes pour des concours de beuveries et autres joyeuseries, avant de se faire chasser par la sécurité et changer
d'appartement trois fois dans la nuit. Drôle! Je redoutais un peu les soirées sans fin, mais mon colocataire n'est pas du genre fêtard, donc je suis peinard. Et quand je veux sortir, il y a
l'embarras du choix. Et puis j'aime aussi les soirées peinardes chez les voisins. après le boulot.
Pour faire les courses, on doit se rendre au Wal-mart en prenant le bus, ou alors il y a un supermarket à cinq minutes à pieds. Pratique! Le food Court est aussi très pratique quand on a la
flemme de se faire à bouffer, on y trouve de la cuisine italienne, américaine, orientale, asiatique (et son fameux Bourbon Chicken!), Starbucks et Taco Bell ( plus jamais pour ma part!). Hier, on
a eu droit à l'inspection de l'appartement. Réveillé à 10h par l'équipe de maintenance, ils débarquent et inspectent les moindres recoins de la maison pour voir si tout est propre et rangé. Si ce
n'est pas en état, les locataires sont amputés de 25 dollars sur la paie hebdomadaire. Pour notre part, on l'a passé sans gros problèmes (à part le four qui est à récurer) et on a eu droit à des
biscuits aux fruits en cadeau (dégueulasses les biscuits au passage). Sur ce, je file me coucher, il me reste encore cinq jours de travail avant mes jours off, et je vous raconterai un peu
comment ça se passe au boulot d'ailleurs! Bisous humides et chauds de la Floride!
Par Kinoo
-
Publié dans : Journal
3
Mercredi 23 septembre 2009
Elle s'était fait rare sous les projecteurs depuis quelques années, mais
Sandra Bullock entame grâce au succès surprise de
La Proposition aux Etats-Unis, un comeback sous les meilleurs auspices. Le film, réalisé par
Anne Fletcher (à qui l'on
doit
27 Robes), se laisse suivre sans déplaisir grâce à un duo d'acteurs plutôt en forme mais lasse assez vite par un cruel manque d'originalité. Le scénario accumule les clichés du
genre de l'amour improbable et impossible: Pour ne pas être expulsée des Etats-Unis vers son Canada natal, une cadre tyrannique se retrouve dans l'obligation de contracter un mariage blanc avec
son beau gosse d'assistant, avec qui elle n'a pourtant rien en commun. Le film suit donc la cohabitation difficile des deux jeunes mariés (ou presque) jusqu'à ce que évidemment, ils se trouvent
des affinités. Sandra Bullocks s'est pas mal investie dans son rôle et maîtrise assez bien l'art de la comédie, même si des faussetés entachent le tableau par moments (la scène avec l'aigle et le
bichon frisé frôle le ridicule). L'alchimie avec
Ryan Reynolds fonctionne bien et ce dernier confirme son statut de star montante d'Hollywood et ajoute
à son arc, la corde de la comédie romantique.
On rit de bon coeur à quelques gags bien trouvés et les acteurs, aussi bien premiers que seconds rôles, amènent un capital sympathie non négligeables. Mais le manque d'audace et d'originalité
font que l'ennui s'installe à de nombreuses reprises, la faute également à des stéréotypes de la comédie romantique tenaces qui font sombrer le film dans une guimauve indigeste.
La
Proposition ne révolutionnera pas le genre mais offre un divertissement léger qui pourra ravir les moins difficiles pour qui le sentiment de déjà-vu ne gênera pas.
Par Kinoo
-
Publié dans : Cinéma
2
Dimanche 20 septembre 2009
Fruit de la collaboration entre le réalisateur
Neil Blomkamp et
Peter Jackson, ici avec la casquette de producteur,
District 9 est un film de science-fiction qui se démarque
des autres de par une approche singulière et audacieuse, tant dans la forme que dans le fond. L'histoire, racontée sous forme de documentaire, se déroule dans les alentours de la ville de
Johannesburg en Afrique du Sud, au dessus de laquelle un gigantesque vaisseau spatial semble s'être égaré. A son bord, des aliens rappelant des crustacés, sans forme apparente d'intelligence, y
sont entassés dans des conditions déplorables. Ne sachant pas très bien quoi en faire, le gouvernement décide de parquer ces créatures dans d'immenses bidonvilles insalubres, le District 9. Mais
la situation dégénère très vite: la population d'aliens augmente, ainsi que les conflits avec les habitants humains de la ville, sans parler des trafics glauques qui s'y trament. C'est pourquoi,
la multinationale qui gère la situation avec son armée privée, décide de relocaliser les extra-terrestres et envoie un fonctionnaire faire signer les avis d'expulsion aux aliens.
Ce dernier ne tardera pas à être en contact avec de l'ADN alien qui entraînera sur son corps une métamorphose digne de Kafka. Le film de Blomkamp peut paraître amateur d'un point de vue
technique, avec le choix de la caméra à l'épaule et de la présentation en documentaire, mais le sujet est traité brillamment et propose des pistes de réflexion pertinentes sur les camps de
réfugiés en Afrique, à travers une métaphore bien trouvée. Le film mêle les genres avec une fluidité agréable, on passe du docu-fiction à une chasse à l'homme intense, les scènes de bravoure sont
parfaitement maîtrisées et offrent même des moments bien gores et l'interprétation du rôle principal par l'acteur
Sharlto Copley, est impeccable. Le budget du film est dérisoire comparé
aux blockbusters de l'été dernier, et pourtant, le divertissement est bien au rendez-vous avec un bonus, un fond pertinent et pas lourdingue. Le succès du film aux Etats-Unis fait qu'Hollywood
parle déjà de la suite, que la fin fait deviner, et on rêve à ce que Peter Jackson et Neil Blomkamp puissent remettre à flots le projet
Halo.
Par Kinoo
-
Publié dans : Cinéma
0
Dimanche 20 septembre 2009
Cela fait maintenant plus de dix jours que je suis arrivé en Floride. Dans l'ensemble, ça s'est très bien passé. Nous sommes arrivés vers 22H heure locale, et avons rapidement pris quartier dans
nos appartements respectifs. Je suis tombé dans un appartement de deux personnes, que je partage avec un italien très sympathique, peintre à ses heures. Après des journées de paperasses bien
barbantes, nous avons vite profité de notre temps libre pour aller explorer les parcs Disney (Epcot, Hollywood Studios...) et Universal également, afin de refaire la meilleure attraction du
monde: Spiderman. Une première pool party a été organisée à notre résidence pour nous souhaiter la bienvenue: une fête à l'amériaine avec de la bouffe gratuite, de la musique autour de la piscine
et ... Mickey ! (et oui, on reste à Disney!). Nous avons également fait les courses chez Wal-Mart où il faut lutter pour trouver des portions normales. Pour ma part, je me perds un peu dans tous
ses rayons de bouffes. En parlant de bouffe, je n'ai pas du digérer un Taco Bell car j'ai passé beaucoup de temps sur le trône pendant deux jours, au moins j'ai perdu du poids :D. Niveau
transports, on se déplace majoritairement en bus, c'est un peu galère mais au moins ici, ils sont très ponctuels et il y en a beaucoup qui vont partout. On a l'Outlet de l'autre côté de la rue si
on a des envies de shopping et le Food Court pas loin si on a la flemme de cuisiner le soir. Niveau soirée, j'ai pas encore eu le temps de tester, vu mon état au début, mais je vous tiens au
courant dès que je me rattrape.
Côté boulot, j'ai effectué mes premiers jours de formation au Pavillon Français avec une formatrice très sympa et efficace. Je craignais le côté chiant du stockage des boutiques, mais en fait, on
s'en charge pas. L'essentiel du travail réside dans le partage de la culture française avec les visiteurs, faire goûter le vin, essayer les parfums et jouer avec les enfants. Même la caisse
demeure secondaire. C'est plutôt cool. Bon, il faut toujours la compter le soir, et ça, c'est bien barbant. En tout cas, le cadre est sympa. Le Pavillon reflète un Paris romantique avec sa
boulangerie, sa fontaine, ses artistes de rue etc... Sur ce, je vous laisse et je reviens très vite pour rentrer dans les détails de ma vie en Floride.
Par Kinoo
-
Publié dans : Journal
4
Derniers Commentaires